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Gianni Infantino renonce à ouvrir la FIFA aux investisseurs privés

Gianni Infantino, president de la FIFA, aurait mis de cote un projet d'ouverture du capital de la Coupe du Monde a des investisseurs prives, confronte a une opposition marquee. Retour sur les enjeux de gouvernance qui entourent cette decision et ce qu'elle revele des tensions actuelles dans le football mondial.

Équipe éditoriale ServAfrica. Publié le Mis à jour le Lecture : 4 min

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Gianni Infantino renonce a un projet d'investissement prive pour la Coupe du Monde
Photo d'illustration : Pexels / Pixabay (licence Pixabay)

Gianni Infantino a renoncé, le 1er août 2026, à un projet d’ouverture de la FIFA aux investisseurs privés, face à une opposition jugée trop forte au sein des instances du football mondial. L’information, rapportée par Sky Sports et CNN, remet sur le devant de la scène un débat récurrent dans le sport professionnel : faut-il ouvrir le financement des grandes compétitions internationales à des capitaux privés, au risque de modifier en profondeur la gouvernance d’organisations historiquement publiques et fédératives ? Voici ce que l’on sait du projet, des oppositions qu’il a suscitées et de ses enjeux pour le football africain.

Gianni Infantino et le projet FIFA Forward Enterprise

Selon Sky Sports, la FIFA a annoncé fin juillet 2026 son intention de créer une nouvelle structure, FIFA Forward Enterprise (FFE). Celle-ci devait regrouper la vente des droits commerciaux de la FIFA (droits de diffusion, parrainage, billetterie, licences) et l’organisation de ses compétitions, dont la Coupe du monde.

  • La FIFA visait à lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars auprès d’investisseurs extérieurs, en leur cédant des participations minoritaires, sans contrôle.
  • La structure était valorisée à environ 20 milliards de dollars, chiffre repris par CNN dans le titre de son article.
  • La FIFA affirmait pouvoir dégager plus de 10 milliards de dollars de « financements pour le développement du football » sur quatre ans.
  • Les associations membres avaient jusqu’au 19 septembre pour soutenir le projet, avec une incitation financière à l’accepter.

Une opposition venue des confédérations

Le projet a été critiqué par plusieurs confédérations continentales, l’UEFA (Europe), la CONCACAF (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) et l’AFC (Asie). L’UEFA a déclaré avoir perdu confiance en Gianni Infantino, dénonçant des « projets secrets menés à marche forcée » et des réserves de plus de 5 milliards de dollars qui, selon elle, ne sont pas utilisées au profit du jeu. Les fédérations anglaise et galloise ont soutenu cette position et demandé un examen complet de la direction et de la gouvernance de la FIFA.

La contestation est aussi venue de l’intérieur. Carlos Cordeiro, conseiller de Gianni Infantino, a démissionné en qualifiant le projet de « mauvais accord pour le football ». Selon Sky Sports, le directeur des opérations de la FIFA, Kevin Lamour, a affirmé que le personnel avait été « trompé » et a présenté le projet comme celui « d’une seule personne ».

Le recul du président de la FIFA

Dans un premier temps, la FIFA a assuré que « personne ne vend le football ». Puis, le samedi 1er août, Gianni Infantino a annoncé que la proposition « ne sera pas poursuivie » et qu’il comptait réunir de nouveau les parties intéressées « dans les jours et les semaines à venir ». Le président de l’AFC, Cheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a salué cette décision tout en insistant sur la nécessité d’une véritable consultation.

L’épisode intervient à l’approche de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue en mars à Rabat, au Maroc ; les candidatures concurrentes devaient être déposées avant le 18 novembre. Sky Sports rappelle qu’un congrès extraordinaire peut être convoqué à la demande de 20 % des 211 associations membres, et qu’il pourrait alors voter une motion de défiance.

Quels enjeux pour le football africain ?

La Confédération africaine de football (CAF) regroupe plus de cinquante associations membres de la FIFA, soit environ un quart des voix au Congrès, où chaque association dispose d’une voix. Les fédérations africaines comptent parmi les bénéficiaires des programmes de développement de la FIFA. Un projet promettant plus de 10 milliards de dollars de financements sur quatre ans touchait donc directement les fédérations africaines, mais au prix d’une entrée de capitaux privés dans la gestion des compétitions. L’élection présidentielle de mars se tenant au Maroc, le poids des votes africains sera à suivre de près.

Pour les supporters, la question de fond reste la même : qui décide du calendrier, des prix des billets et des droits de diffusion des grandes compétitions, et au profit de qui ? Nous suivrons les suites de ce dossier, sources à l’appui.

Sources

Sources retrouvées et vérifiées par la rédaction le 5 octobre 2026, complétées le 14 octobre 2026 :

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