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SPORT AFRIQUE Sénégal, Maroc

Verdict TAS CAN : le vainqueur de la finale 2025 connu en novembre

Le Tribunal arbitral du sport a annoncé qu'un verdict serait rendu fin novembre pour désigner le vainqueur de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, presque un an après la rencontre.

Équipe éditoriale ServAfrica. Publié le Lecture : 5 min

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Verdict TAS CAN : le vainqueur de la finale 2025 connu en novembre
Photo : Sigismond Michalowski / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0

Verdict TAS CAN : c’est désormais une date qui est sur toutes les lèvres des amateurs de football africain. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé, lundi 19 octobre, qu’un verdict serait rendu fin novembre pour trancher définitivement le sort de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui avait opposé le Sénégal au Maroc. Près d’un an après le coup de sifflet final, le football africain s’apprête donc à connaître enfin le nom de son champion.

Verdict TAS CAN : une échéance fixée après des mois d’incertitude

L’annonce du TAS met un terme à des mois d’attente pour les deux fédérations, les joueurs et l’ensemble des supporters concernés. Selon les informations rapportées, la décision du Tribunal arbitral du sport interviendra à la fin du mois de novembre 2026, soit presque un an jour pour jour après la disputée finale de la CAN 2025. Cette temporalité illustre l’ampleur inédite du dossier : jamais, dans l’histoire du football moderne, un trophée continental n’avait été attribué par une instance judiciaire plutôt que sur la pelouse ou par une décision rapide d’une commission disciplinaire.

Ce délai s’explique par la complexité de l’affaire, qui a été portée successivement devant plusieurs instances du football avant d’atterrir sur le bureau du TAS, juridiction suprême en matière de litiges sportifs internationaux. Le dossier a ainsi suivi un parcours procédural long, avec des recours, des contre-recours et des arguments juridiques échangés entre les parties, loin de l’instantanéité habituelle du sport.

Une finale qui a mal tourné sur le terrain

Pour comprendre l’ampleur de cette affaire, il faut revenir au déroulement même de la rencontre. Le Sénégal avait remporté le match sur le terrain, au terme de 120 minutes de jeu, en inscrivant le but décisif conformément aux décisions prises par l’arbitre, seul maître du jeu sur la pelouse ce jour-là. Mais cette victoire sportive a rapidement été entachée par un événement majeur : les joueurs sénégalais ont quitté le terrain en pleine rencontre, un geste que l’arbitre aurait pu, voire aurait dû, sanctionner en mettant immédiatement un terme à la partie.

C’est précisément ce différend sur la validité de la fin de match, et sur la manière dont l’arbitre a géré cet incident, qui a nourri la contestation du résultat devant plusieurs instances. La Fédération sénégalaise de football avait d’ailleurs saisi le TAS pour contester une décision jugée inacceptable, ouvrant ainsi la voie à cette longue procédure qui s’achemine désormais vers son épilogue.

Des contestations rarement aussi loin dans le football

Dans l’histoire du football, les contestations de résultats liées à des erreurs d’arbitrage ou à des décisions jugées injustes ne sont pas rares. La plupart du temps, ces réclamations sont ignorées et les équipes doivent rapidement tourner la page, le résultat du terrain faisant foi. Dans de rares cas seulement, les recours aboutissent et les rencontres sont rejouées.

La finale de la CAN 2025 se distingue radicalement de ce schéma habituel. Le résultat a été remis en cause à plusieurs reprises devant différentes instances du football, sans qu’aucune solution rapide ne soit trouvée. Quelle que soit l’issue de la procédure devant le TAS, cette affaire restera sans précédent dans l’histoire du football africain, et même du football mondial, par la durée exceptionnelle qu’aura nécessité ce verdict.

Un sacre forcément marqué par la polémique

Que le Sénégal ou le Maroc soit finalement désigné vainqueur par le TAS fin novembre, cette affaire laissera une trace durable dans l’histoire du football africain. Elle aura davantage contribué à ternir l’image du football sur le continent qu’à le faire rayonner aux yeux du monde.

Pour le Sénégal, qui s’est imposé sur le terrain au terme de 120 minutes de jeu, la victoire reste entachée par le comportement de ses joueurs, qui ont choisi de quitter la pelouse en pleine rencontre. Un geste qui continue de peser sur la légitimité sportive de ce résultat, indépendamment de ce que décidera le Tribunal arbitral du sport.

Pour le Maroc, le constat n’est pas très différent. Si les Lions de l’Atlas sont finalement désignés champions par le TAS, la joie de ce sacre risque d’être atténuée, tant pour les joueurs que pour le peuple marocain. Décrocher un titre continental plusieurs mois après avoir disputé la finale, et surtout le voir attribué à l’issue d’une procédure judiciaire menée avec des avocats et des arguments de droit, est loin de représenter l’essence même du football. Un sacre obtenu dans de telles circonstances n’a pas la même saveur qu’une victoire célébrée au coup de sifflet final, sous les acclamations du public dans le stade.

Pourquoi ce verdict compte pour le football africain

Au-delà du seul résultat sportif, cette affaire interroge sur la capacité des instances du football africain à gérer les situations de crise lors de grandes compétitions. La Coupe d’Afrique des nations est la vitrine du football continental, suivie par des millions de spectateurs à travers le continent et sa diaspora. Qu’une finale de ce niveau se règle finalement devant un tribunal, et non sur le terrain, constitue un signal fort sur les limites des mécanismes de gestion de crise en place lors des grandes compétitions continentales.

Ce dossier pourrait également avoir des conséquences sur la manière dont les futures contestations de résultats seront traitées par les instances africaines et internationales du football. La durée de la procédure, étalée sur près d’un an, soulève la question de la rapidité avec laquelle de tels litiges devraient idéalement être résolus pour préserver la crédibilité des compétitions et l’intérêt du public.

Ce qu’il faut retenir avant le verdict de novembre

À la fin du mois de novembre 2026, le monde du football saura enfin, après presque un an d’incertitude, lequel du Sénégal ou du Maroc est sacré champion d’Afrique de la CAN 2025. Le Tribunal arbitral du sport aura le dernier mot sur une affaire qui aura mobilisé plusieurs instances du football et qui restera, quelle que soit son issue, un cas d’école sur les limites de la gestion des litiges sportifs en Afrique. Pour les supporters des deux nations, ce dénouement tant attendu permettra au moins de tourner enfin la page d’une saison marquée par une controverse exceptionnelle, même si le goût de cette victoire différée restera, pour l’une comme pour l’autre équipe, inévitablement particulier.

Sources

ServAfrica – Comprendre l’Afrique. Agir avec confiance. https://servafrica.fr

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