
CAN 2027 : cinq pays pressentis comme plans B si le trio est-africain ne tient pas ses délais
CAN 2027 : la question se pose désormais ouvertement au sein du football africain. Théoriquement, la prochaine Coupe d’Afrique des nations doit se tenir au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, trois pays d’Afrique de l’Est associés pour accueillir conjointement la compétition. Mais face aux retards qui s’accumulent dans la préparation de cette édition, la Confédération africaine de football (CAF) a commencé à sonder d’autres nations susceptibles de prendre le relais. Selon Jeune Afrique, cinq pays figurent parmi les options envisagées : l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte et le Maroc. En tête de cette liste officieuse, trois noms reviennent le plus souvent : le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud.
Un trio organisateur sous pression
L’attribution de la CAN 2027 au Kenya, à l’Ouganda et à la Tanzanie avait été présentée comme une étape marquante pour le football est-africain, région qui n’avait encore jamais accueilli la compétition reine du continent. Mais à mesure que l’échéance se rapproche, les signaux d’inquiétude se multiplient autour de l’état d’avancement des chantiers et de l’organisation générale, sans que la CAF ait pour l’instant officiellement remis en cause l’attribution initiale. C’est dans ce contexte que l’instance dirigeante du football africain aurait entamé des discussions discrètes avec plusieurs pays capables, le cas échéant, de reprendre le flambeau.
Le précédent de 2019, un scénario qui pourrait se répéter
Ce type de situation n’est pas inédit pour la CAF. En novembre 2018, l’instance avait demandé à l’Égypte d’organiser l’édition 2019 de la Coupe d’Afrique des nations, afin de laisser au Cameroun le temps nécessaire pour achever ses travaux en vue de l’édition suivante, qui s’est finalement tenue en 2022. Ce précédent illustre la capacité de la CAF à réorganiser au pied levé l’attribution d’un tournoi lorsque le pays hôte initial n’est pas en mesure de tenir ses engagements dans les délais. La question posée aujourd’hui est de savoir si le scénario de 2019 va se répéter pour 2027, avec cette fois trois pays organisateurs potentiellement concernés simultanément plutôt qu’un seul.
Le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud en position de force
Parmi les candidats évoqués, trois pays se distinguent par leur expérience récente et leurs infrastructures. Le Maroc a accueilli la CAN 2025 et dispose donc d’un savoir-faire organisationnel frais, avec des stades et une logistique déjà éprouvés pour une compétition de cette ampleur. L’Algérie a elle aussi renforcé son parc d’infrastructures sportives ces dernières années, à l’image du stade Ali-Ammar à Alger, inauguré le 3 juillet 2024. Cette enceinte, d’une capacité de 40 000 spectateurs, a été attribuée au Mouloudia Club d’Alger (MCA) et illustre l’effort de modernisation entrepris par le pays en matière d’équipements footballistiques. L’Afrique du Sud, de son côté, dispose d’un héritage d’infrastructures issu notamment de l’organisation de la Coupe du monde de football en 2010, un atout non négligeable pour qui voudrait accueillir rapidement un tournoi continental d’envergure.
La Côte d’Ivoire et l’Égypte également dans la discussion
Si le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud occupent le haut de la liste selon les informations rapportées, la Côte d’Ivoire et l’Égypte sont également citées parmi les pays évalués par la CAF. La Côte d’Ivoire a accueilli la CAN en 2024 et a, de ce fait, conservé des infrastructures récentes et une expérience organisationnelle encore fraîche. L’Égypte, pour sa part, a déjà démontré par le passé sa capacité à organiser la compétition dans des délais contraints, comme ce fut le cas en 2019, ce qui en fait un recours naturel si la CAF devait de nouveau solliciter un pays en urgence.
Ce que cela signifie pour le football africain
Au-delà de la question purement logistique, cette situation interroge sur la capacité de la CAF à garantir, sur le long terme, la tenue des compétitions dans les pays auxquels elles sont initialement attribuées. Pour les supporters, les fédérations et les acteurs économiques liés à l’organisation d’un tel événement, hôtellerie, transport, médias, un changement de pays hôte à quelques mois ou quelques années de l’échéance representerait un bouleversement logistique majeur. Pour le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, un retrait éventuel de l’organisation constituerait également un revers symbolique important, alors que cette CAN devait marquer l’entrée de l’Afrique de l’Est dans le cercle restreint des pays hôtes de la compétition.
Ce qu’il faut retenir du dossier CAN 2027
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par la CAF concernant un éventuel changement de pays organisateur pour la CAN 2027. Les discussions rapportées relèvent de sondages préliminaires, destinés à anticiper un scénario de repli si le trio Kenya-Ouganda-Tanzanie ne parvenait pas à tenir ses engagements. Le Maroc, l’Algérie et l’Afrique du Sud apparaissent comme les options les plus solides, suivis par la Côte d’Ivoire et l’Égypte, deux pays déjà rompus à l’exercice de l’organisation d’un tournoi continental. L’issue de ce dossier sera suivie de près par l’ensemble du football africain dans les mois à venir.
Sources
- Jeune Afrique, Afrique du Sud, Algérie, Côte d’Ivoire, Égypte, Maroc : qui est prêt à jouer les plans B pour la CAN 2027 ?
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