Cap sur la CAN 2027Le guide du foot africain 2026-2027, à télécharger gratuitementVoir le guide →
Aller au contenu
Langues et écritures

Le méroïtique, langue du royaume de Koush

Écrit à partir du IIIe siècle av. J.-C., parlé jusqu'au Ve siècle

Langue du royaume de Koush et des pharaons koushites, le méroïtique est connu par près de 2 000 textes, écrits à partir du IIIe siècle avant notre ère. Ses signes ont été déchiffrés en 1911, mais la langue reste en grande partie incomprise.

Vérifié le 6 octobre 2026 · Lecture : 2 min · Sources

Deux stèles couvertes d'inscriptions en écriture méroïtique cursive
Stèles en écriture méroïtique cursive. Photo : Piero d'Houin dit Triboulet (2010), CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Ce que l'on sait

Le méroïtique est parlé dans le royaume de Koush, au nord de l'actuel Soudan, depuis au moins le premier millénaire avant notre ère jusqu'au Ve siècle. C'est la langue des pharaons koushites de la XXVe dynastie.

Il est écrit à partir du IIIe siècle avant notre ère, avec deux écritures : l'une inspirée des hiéroglyphes égyptiens, l'autre cursive. En 1826, Frédéric Cailliaud publie les premières copies de textes méroïtiques, alors illisibles.

En 1911, l'égyptologue britannique Francis Llewellyn Griffith parvient à déchiffrer les signes des deux écritures. En comparant avec des textes égyptiens et grecs, il identifie des mots comme ato (eau), at (pain), qore (roi), abr (homme) ou kdi (femme).

Les découvertes continuent : en novembre 2008, des béliers de grès inscrits mis au jour par René-Pierre Dissaux et Vincent Rondot permettent de mieux comprendre la langue. Près de 2 000 textes méroïtiques sont aujourd'hui connus.

Ce que les sources discutent

La classification du méroïtique reste débattue : le spécialiste Claude Rilly le classe dans le groupe soudanique oriental nord (nilo-saharien), tandis que d'autres chercheurs le rapprochent des langues afro-asiatiques. La source date le déchiffrement de 1909 dans un passage et de 1911 dans un autre ; 1911 est l'année associée aux travaux de Griffith.

Héritage

Le méroïtique rappelle que l'Afrique a produit très tôt ses propres écritures. Sa lecture progressive éclaire l'histoire de Méroé et de la Nubie.

À retenir

  • Le méroïtique est la langue du royaume de Koush.
  • Il s'écrit en hiéroglyphes et en cursive.
  • Ses signes sont déchiffrés en 1911 par Griffith.
  • La langue reste en grande partie incomprise.
  • Près de 2 000 textes sont connus.

Pour aller plus loin

Fiches liées

Les pays d'aujourd'hui

Soudan Égypte

Voir la chronologie Toutes les fiches

Sources

  1. Wikipédia (fr), article « Méroïtique », consulté le 6 octobre 2026

Fiche vérifiée le 6 octobre 2026. Les dates anciennes sont souvent approximatives ; les points discutés par les historiens sont présentés comme tels. Une erreur ? Signalez-la.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : Le méroïtique, langue du royaume de Koush

Où parlait-on méroïtique ?

Dans le royaume de Koush, au nord de l'actuel Soudan.

Peut-on lire le méroïtique ?

On sait lire ses signes depuis 1911, mais on comprend encore mal la langue elle-même.

Qui a déchiffré l'écriture méroïtique ?

L'égyptologue britannique Francis Llewellyn Griffith, en 1911.

Combien de textes méroïtiques connaît-on ?

Près de 2 000 au XXIe siècle.

À quelle famille appartient le méroïtique ?

La question est débattue : il est souvent classé dans le nilo-saharien, mais certains le rapprochent des langues afro-asiatiques.

Quels mots méroïtiques connaît-on ?

Par exemple ato (eau), at (pain), qore (roi), abr (homme) et kdi (femme).

Que trouve-t-on dans les Archives africaines de ServAfrica ?

Des articles et des portraits sur l'histoire du continent : civilisations, royaumes et empires, grandes figures, femmes africaines, résistances, panafricanisme, colonisation et indépendances, ainsi qu'une chronologie et un tableau des indépendances.

D'où viennent les informations publiées ?

De sources historiques, universitaires et institutionnelles citées en fin d'article (par exemple l'Histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO, des encyclopédies de référence, des institutions patrimoniales), avec la date de vérification.

Comment traitez-vous les sujets où les historiens ne sont pas d'accord ?

Les principaux points de vue sont présentés, avec des formulations prudentes, en distinguant les faits établis des traditions, des hypothèses et des récits. Les chiffres débattus sont donnés comme tels, avec leur origine.

Pourquoi certaines figures n'ont-elles pas de photo ?

Une photo n'est publiée que si sa licence d'utilisation est vérifiée, avec son crédit. Sans photo libre de droits, la figure est présentée par ses initiales ; aucun portrait n'est inventé ni généré.

Que signifie « Fiche en préparation » ?

Le sujet est prévu mais son article n'est pas encore publié. La fiche devient un lien dès la publication.

À quel rythme les archives sont-elles enrichies ?

De nouveaux articles sont publiés régulièrement dans la rubrique Archives et histoire ; les derniers apparaissent en tête de page et dans « Dernières archives ».

Comment rechercher une personnalité, un empire ou une bataille ?

Utilisez le champ de recherche en haut de page ou les idées de recherche. Les résultats peuvent ensuite être filtrés par type de contenu et par rubrique.

Qu'est-ce que la bataille d'Adoua ?

Le 1er mars 1896, l'armée éthiopienne de l'empereur Menelik II bat l'armée italienne près d'Adoua. Cette victoire décisive préserve l'indépendance de l'Éthiopie.

Pourquoi 1960 est-elle appelée l'Année de l'Afrique ?

Parce que dix-sept États africains ont accédé à l'indépendance cette année-là, dont la plupart des anciennes colonies françaises d'Afrique subsaharienne, le Nigeria, le Congo belge et la Somalie.

Quelle différence entre l'OUA et l'Union africaine ?

L'Organisation de l'unité africaine, fondée en 1963 à Addis-Abeba, a été remplacée en 2002 par l'Union africaine, qui compte aujourd'hui 55 États membres.

Qu'est-ce que la Charte du Manden ?

Une tradition orale associée à la fondation de l'empire du Mali au XIIIe siècle, inscrite par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2009.

Qui a construit le Grand Zimbabwe ?

Les ancêtres des Shona, entre le XIe et le XVe siècle. L'attribution à d'autres peuples, avancée à l'époque coloniale, a été réfutée par l'archéologie.

Les articles sont-ils en accès libre ?

Oui, les articles et les fiches de la rubrique sont aujourd'hui en accès libre.

Comment signaler une erreur dans une fiche ?

Par la page Signalement ou la page Contact. Chaque correction est vérifiée à partir des sources avant d'être appliquée.

Informer. Transmettre. Célébrer l'Afrique.

Retour aux Archives africaines