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Tourisme Tunisie : le pays chute à la 82e place de l’indice mondial du voyage 2026
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Tourisme Tunisie : le pays chute à la 82e place de l’indice mondial du voyage 2026

30.09.2026

Tourisme Tunisie : le secteur affiche un recul dans le classement mondial de référence publié par le Forum économique mondial (WEF). Selon l’indice de développement du voyage et du tourisme (Travel and Tourism Development Index, TTDI) 2026, dévoilé le 25 septembre, la Tunisie perd quatre places par rapport à 2024 et se retrouve désormais au 82e rang mondial, avec un score de 3,62 sur un maximum de sept points. Ce recul intervient malgré un secteur touristique qui reste un pilier important de l’économie du pays.

Tourisme Tunisie : un indice qui mesure bien plus que les arrivées de visiteurs

Contrairement aux statistiques classiques qui comptabilisent les arrivées, les nuitées ou les recettes en devises, le TTDI du WEF évalue les conditions structurelles qui permettent un développement durable et résilient du secteur du voyage et du tourisme. L’indice repose sur cinq dimensions, 17 piliers et 102 indicateurs, qui couvrent notamment l’environnement des affaires, la sécurité, la qualité des ressources humaines, la préparation numérique, les politiques publiques touristiques, l’ouverture internationale, la compétitivité des prix, les infrastructures de transport et la qualité des services touristiques.

Avec un score de 3,62, la Tunisie enregistre une baisse de 0,2 % par rapport à 2024. Sur une période plus longue, le constat est plus préoccupant : depuis 2019, le classement mondial du pays a reculé de cinq places, et ce malgré une progression de 1,1 % de son score sur la même période. Autrement dit, la Tunisie s’améliore légèrement dans l’absolu, mais elle progresse moins vite que la plupart des autres destinations évaluées, ce qui explique mécaniquement son recul relatif dans le classement.

Tourisme Tunisie face à ses voisins d’Afrique du Nord

Dans le détail régional, la Tunisie occupe la septième place du classement africain et la troisième place en Afrique du Nord, derrière l’Égypte, classée 63e mondiale avec 3,97 points, et le Maroc, qui se hisse à la 70e place mondiale avec 3,84 points. Le Maroc affiche l’une des plus fortes progressions parmi les grandes destinations touristiques africaines, avec un gain de sept places par rapport à 2024, porté notamment par ses infrastructures et sa politique d’ouverture internationale.

L’Algérie, autre voisin de la région, se classe 89e mondiale avec un score de 3,52 points, en dessous de la Tunisie. Ce panorama régional confirme que l’Afrique du Nord reste un ensemble contrasté en matière de compétitivité touristique, avec des dynamiques très différentes d’un pays à l’autre.

Maurice en tête de l’Afrique, l’Afrique du Sud et l’Égypte sur le podium

À l’échelle du continent, c’est l’île Maurice qui domine le classement africain, en occupant la 59e place mondiale avec un score de 4,07 points. Ce résultat s’explique par la qualité de ses infrastructures touristiques et de transport, son ouverture aux visiteurs internationaux et des conditions globalement favorables au développement du secteur.

L’Afrique du Sud se classe deuxième en Afrique et 61e au niveau mondial, avec 3,99 points, suivie de l’Égypte à la 63e place. Le Maroc complète le quatrième rang africain, devant la Tanzanie, cinquième du continent et 74e mondiale avec 3,70 points. Le top dix africain se poursuit avec le Kenya (77e mondial, 3,67 points), puis la Tunisie (82e, 3,62 points), le Botswana (84e, 3,57 points), l’Algérie (89e, 3,52 points) et la Namibie (90e, 3,50 points).

Un classement mondial dominé par les économies avancées

À l’échelle planétaire, le Japon arrive en tête de l’indice 2026 avec un score de 5,27 points, devant les États-Unis (5,23 points) et l’Espagne (5,22 points). L’Australie et la France complètent le top cinq mondial, avec respectivement 5,18 et 5,17 points. L’Allemagne occupe la sixième place avec 5,09 points, suivie du Royaume-Uni (5,08 points). La Chine se classe huitième, tandis que la Suisse et l’Italie ferment la marche du top dix, avec des scores de 4,97 et 4,93 points.

Ce top dix mondial reste très majoritairement composé d’économies avancées, la Chine étant la seule exception notable. Cela illustre l’ampleur de l’écart structurel entre les grandes destinations touristiques mondiales et la plupart des pays africains, y compris ceux qui occupent le haut du classement continental.

En bas du classement mondial figurent plusieurs pays africains : le Malawi (107e, 3,08 points), le Cameroun (108e, 3,05 points) et la Sierra Leone (109e, 2,91 points). Le Mali ferme la marche des 110 économies évaluées. Selon le Forum économique mondial, cité par African Manager, ces scores les plus bas reflètent des contraintes persistantes sur plusieurs indicateurs clés : infrastructures et services, connectivité aérienne, environnement des affaires, ouverture internationale, ressources naturelles et culturelles, ainsi que durabilité du secteur.

Ce que ce recul signifie pour les voyageurs et les acteurs économiques

Pour la diaspora tunisienne et les investisseurs intéressés par le secteur touristique du pays, ce recul dans le TTDI n’est pas une alerte sur la sécurité ou l’attractivité immédiate de la destination, mais un signal sur la compétitivité structurelle à moyen terme. L’indice pointe des domaines précis où des efforts supplémentaires pourraient renforcer la position du pays : modernisation des infrastructures de transport, amélioration de l’environnement des affaires lié au tourisme, montée en gamme des services et poursuite de l’ouverture internationale.

Pour les voyageurs eux-mêmes, ce classement reste avant tout un outil d’analyse macroéconomique plutôt qu’un indicateur direct de la qualité d’un séjour. Il ne mesure pas la beauté des sites, l’accueil ou l’expérience vécue sur place, mais les conditions structurelles qui facilitent ou freinent le développement du secteur à long terme. Les personnes qui envisagent un voyage en Tunisie ou dans d’autres destinations africaines mentionnées dans ce classement peuvent utilement croiser ces données avec des informations pratiques et à jour, notamment celles fournies par les offices de tourisme nationaux et les autorités compétentes.

Tourisme Tunisie : une dynamique régionale à suivre

Le classement 2026 confirme que la compétition touristique en Afrique du Nord et en Afrique en général s’intensifie, portée par des économies comme le Maroc, qui progresse nettement, ou l’île Maurice, qui reste la référence continentale. Pour la Tunisie, l’enjeu des prochaines années sera de transformer la légère amélioration de son score en une progression réelle dans le classement mondial, en accélérant les réformes identifiées par les indicateurs du WEF.

Ce type d’indice, publié régulièrement, permet de suivre dans la durée l’évolution comparative des destinations africaines et d’informer les décisions des voyageurs, des professionnels du secteur et des investisseurs.

Conclusion

Le recul de la Tunisie à la 82e place de l’indice de développement du voyage et du tourisme 2026 illustre une stagnation relative face à des concurrents régionaux plus dynamiques, sans remettre en cause l’importance du tourisme pour l’économie du pays. Pour continuer à suivre l’actualité du secteur touristique en Afrique et dans la diaspora, retrouvez nos analyses sur servafrica.fr.

Sources

ServAfrica – Comprendre l’Afrique. Agir avec confiance.

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