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Résistances et batailles

La lutte de l'UPC pour l'indépendance du Cameroun

Cameroun, 1948 – 1971

Fondée en 1948, l'Union des populations du Cameroun réclame l'indépendance et la réunification du pays. Interdite en 1955, elle mène une guerre longtemps occultée, durement réprimée par la France puis par le gouvernement camerounais.

Vérifié le 6 octobre 2026 · Lecture : 2 min · Sources

Ce que l'on sait

Le Cameroun, ancienne colonie allemande, est placé après la Première Guerre mondiale sous mandat puis sous tutelle des Nations unies, partagé entre la France et le Royaume-Uni. Le 10 avril 1948, l'Union des populations du Cameroun (UPC) est fondée ; Ruben Um Nyobè en devient le secrétaire général.

L'UPC demande l'indépendance et la réunification des deux Cameroun, et porte ces revendications jusqu'aux Nations unies. Après des émeutes en mai 1955, elle est interdite en juillet 1955 par les autorités françaises. Une partie de ses militants prend le maquis, notamment en Sanaga-Maritime et en pays bamiléké.

Ruben Um Nyobè est tué par l'armée française le 13 septembre 1958. Le Cameroun sous tutelle française devient indépendant le 1er janvier 1960, sous la présidence d'Ahmadou Ahidjo, mais la guerre continue. Félix-Roland Moumié meurt empoisonné à Genève en novembre 1960. Ernest Ouandié, dernier grand chef du maquis, est fusillé à Bafoussam le 15 janvier 1971.

Ce que les sources discutent

Le nombre de morts de cette guerre est inconnu : les estimations varient fortement et les archives restent incomplètes. Le rôle de la France a longtemps été passé sous silence. En janvier 2025, une commission franco-camerounaise coprésidée par l'historienne Karine Ramondy et l'artiste Blick Bassy a remis son rapport ; selon Karine Ramondy, le bilan le plus plausible se compte en dizaines de milliers de morts. En août 2025, dans une lettre au président Paul Biya, le président français Emmanuel Macron a reconnu que la France avait mené une « guerre » au Cameroun.

Héritage

Longtemps interdite d'évocation au Cameroun, la mémoire de l'UPC a été réhabilitée : une loi du 16 décembre 1991 réhabilite Ruben Um Nyobè et d'autres dirigeants comme héros nationaux. Leur combat reste au cœur des débats sur l'histoire de l'indépendance camerounaise.

À retenir

  • L'UPC est fondée le 10 avril 1948.
  • Elle est interdite en juillet 1955.
  • Ruben Um Nyobè est tué le 13 septembre 1958.
  • Le Cameroun sous tutelle française devient indépendant le 1er janvier 1960.
  • Ernest Ouandié est exécuté le 15 janvier 1971.

Pour aller plus loin

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Sources

  1. Wikipédia (fr), article « Union des populations du Cameroun », consulté le 6 octobre 2026
  2. Wikipédia (fr), article « Ruben Um Nyobè », consulté le 6 octobre 2026
  3. AllAfrica, « Le rapport sur l'action de la France pendant et après la colonisation est remis au président Biya » (janvier 2025)
  4. Koaci, « Macron brise le silence, la France reconnaît enfin sa guerre coloniale au Cameroun » (13 août 2025)
  5. UNESCO, Histoire générale de l'Afrique, volume VIII, L'Afrique depuis 1935 : ouvrage de référence pour approfondir

Fiche vérifiée le 6 octobre 2026. Les dates anciennes sont souvent approximatives ; les points discutés par les historiens sont présentés comme tels. Une erreur ? Signalez-la.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : La lutte de l'UPC pour l'indépendance du Cameroun

Qu'est-ce que l'UPC ?

L'Union des populations du Cameroun, parti fondé en 1948 qui réclamait l'indépendance et la réunification du Cameroun.

Qui était Ruben Um Nyobè ?

Le secrétaire général de l'UPC, figure centrale de la lutte pour l'indépendance, tué par l'armée française le 13 septembre 1958.

La guerre s'est-elle arrêtée à l'indépendance ?

Non. Elle s'est poursuivie après 1960 contre le gouvernement camerounais ; Ernest Ouandié est exécuté en 1971.

La France a-t-elle reconnu cette guerre ?

Oui. En août 2025, après le rapport d'une commission d'historiens remis en janvier 2025, le président Emmanuel Macron a reconnu dans une lettre au président Paul Biya que la France avait mené une « guerre » au Cameroun.

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