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Résistances et batailles

La révolte des Mokrani (1871)

Algérie, 1871 – 1872

En 1871, le bachagha El Mokrani et la confrérie Rahmaniya soulèvent la Kabylie et l'est de l'Algérie contre la colonisation française. C'est la plus grande insurrection algérienne du XIXe siècle après la résistance de l'émir Abdelkader.

Vérifié le 6 octobre 2026 · Lecture : 2 min · Sources

Gravure de presse de 1871 sur l'insurrection en Algérie
L'insurrection de 1871 vue par le journal français L'Illustration : évacuation d'un bordj (fort). Photo : L'Illustration (1871), domaine public, via Wikimedia Commons

Ce que l'on sait

Au début de 1871, la France sort vaincue de la guerre contre la Prusse et l'Empire a laissé place à la République. En Algérie, le régime militaire cède la place à une administration civile favorable aux colons, et les grandes familles locales voient leur autorité menacée.

Le 16 mars 1871, Mohamed El Mokrani, bachagha de la Medjana, entre en rébellion. En avril, le cheikh El Haddad, chef de la confrérie religieuse Rahmaniya, appelle au soulèvement : des dizaines de milliers de combattants de Kabylie et de l'est du pays rejoignent l'insurrection.

El Mokrani est tué au combat le 5 mai 1871. L'armée française, renforcée, reprend progressivement le contrôle du pays ; les derniers foyers de révolte sont réduits au début de 1872.

La répression est sévère : confiscation de centaines de milliers d'hectares de terres, lourde amende de guerre imposée aux tribus, condamnations et déportation de chefs insurgés en Nouvelle-Calédonie.

Ce que les sources discutent

Les historiens discutent du poids des différentes causes : perte d'influence des notables, crise économique et famine des années précédentes, mesures de la nouvelle administration civile, dont le décret Crémieux de 1870, souvent cité mais dont le rôle exact est débattu.

Héritage

La révolte de 1871 occupe une place importante dans la mémoire algérienne, notamment en Kabylie. Les déportés envoyés en Nouvelle-Calédonie, surnommés les « Kabyles du Pacifique », ont laissé des descendants qui entretiennent cette mémoire.

À retenir

  • La révolte commence le 16 mars 1871.
  • Elle est menée par El Mokrani et le cheikh El Haddad (confrérie Rahmaniya).
  • El Mokrani meurt au combat le 5 mai 1871.
  • La répression entraîne confiscations de terres et déportations en Nouvelle-Calédonie.

Pour aller plus loin

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Sources

  1. Wikipédia (fr), article « Révolte des Mokrani », consulté le 6 octobre 2026
  2. UNESCO, Histoire générale de l'Afrique, volume VI, L'Afrique au XIXe siècle jusque vers les années 1880 : ouvrage de référence pour approfondir

Fiche vérifiée le 6 octobre 2026. Les dates anciennes sont souvent approximatives ; les points discutés par les historiens sont présentés comme tels. Une erreur ? Signalez-la.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : La révolte des Mokrani (1871)

Qui était El Mokrani ?

Mohamed El Mokrani, bachagha (grand chef) de la Medjana, qui déclenche en mars 1871 la grande insurrection de l'est algérien contre la colonisation française.

Quel rôle a joué la confrérie Rahmaniya ?

Son chef, le cheikh El Haddad, appelle au soulèvement en avril 1871, ce qui étend l'insurrection à toute la Kabylie.

Comment la révolte a-t-elle été réprimée ?

Par une reconquête militaire, la confiscation de vastes terres, une forte amende de guerre et la déportation de chefs en Nouvelle-Calédonie.

Qui sont les « Kabyles du Pacifique » ?

Les insurgés algériens déportés en Nouvelle-Calédonie après 1871, et leurs descendants.

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