
Investissement RDC : Kinshasa affiche son ouverture lors du forum Europe-Afrique à Bruxelles
Investissement RDC : c’est le message porté à Bruxelles par le directeur général du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), Hervé-Claude Batukonke, lors du forum Europe-Afrique sur les investissements tenu du 30 septembre au 2 octobre. Selon un communiqué relayé par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), le responsable congolais a présenté la République démocratique du Congo comme un pays ouvert à tout investisseur, d’où qu’il vienne, et a appelé les opérateurs économiques à diversifier leurs placements au-delà des matières premières brutes.
Un forum pour renforcer les liens Europe-Afrique
Le forum Europe-Afrique sur les investissements s’est tenu à Bruxelles, en Belgique, du 30 septembre au 2 octobre. Cet évènement a réuni des acteurs économiques et institutionnels autour des questions de coopération et de financement entre les deux continents. C’est dans ce cadre que le directeur général du FPI est intervenu, notamment sur la question du financement des petites et moyennes entreprises congolaises, un segment jugé stratégique pour la diversification économique du pays.
Le communiqué publié par l’ACP précise que cette intervention visait à corriger certaines perceptions sur le climat des affaires en RDC et à encourager les opérateurs économiques européens, mais aussi de la diaspora, à envisager le pays comme une destination d’investissement crédible.
Investissement RDC : un message d’ouverture à Bruxelles
Face à son auditoire, Hervé-Claude Batukonke a tenu des propos sans détour : « La RDC est un pays ouvert à tout investisseur d’où qu’il vienne. Chaque opérateur économique a sa place dans l’agroalimentaire, les services, l’énergie, les infrastructures et les mines. La RDC ne doit plus se contenter de l’exportation des matières premières à l’état brut pour n’être qu’un simple consommateur des produits finis », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par l’ACP.
Cette déclaration traduit une volonté affichée de faire évoluer le modèle économique congolais, historiquement tourné vers l’exportation de ressources naturelles non transformées, vers une économie qui intègre davantage de transformation locale. Le directeur général du FPI a également tenu à relativiser les craintes parfois exprimées par des investisseurs potentiels, rappelant que tout investissement, où qu’il soit réalisé dans le monde, comporte une part de risque inhérente.
Les secteurs ciblés
Selon les propos relayés par l’ACP, plusieurs secteurs ont été explicitement cités comme ouverts aux investisseurs en RDC :
- L’agroalimentaire
- Les services
- L’énergie
- Les infrastructures
- Les mines
Cette liste illustre la volonté de ne pas réduire l’offre congolaise au seul secteur minier, souvent associé en premier lieu au pays, mais de montrer une économie aux opportunités plus larges.
Le rôle du Fonds de promotion de l’industrie
Dans son intervention, le directeur général Batukonke a insisté sur la contribution du Fonds de promotion de l’industrie au financement de projets structurants et de transformation économique. Selon lui, l’économie congolaise figure parmi les plus résilientes et dynamiques du continent africain, avec un taux de croissance qu’il décrit comme en constante augmentation chaque année, sans que le communiqué ne précise de chiffre exact.
Il a par ailleurs cherché à illustrer l’attractivité du pays par une formule marquante : « Tous ceux qui arrivent au Congo pour investir ne veulent plus partir. Cela atteste que le pays est sur la bonne direction et les difficultés ne sont que des obstacles à surmonter. » Une manière, pour le dirigeant du FPI, de reconnaître l’existence de défis tout en les présentant comme surmontables au regard des opportunités offertes.
Un soutien aux jeunes et aux femmes entrepreneurs
Au-delà du discours d’attractivité, le directeur général du FPI a détaillé les mécanismes concrets mis à disposition des porteurs de projets. « C’est pourquoi le FPI accorde des crédits aux projets bancables, y compris ceux des jeunes et des femmes à travers des programmes spécifiques et des taux d’intérêt très alléchants. En plus, le FPI participe à l’actionnariat », a-t-il expliqué, selon le communiqué repris par l’ACP.
Cette précision est importante pour les entrepreneurs congolais, en RDC comme dans la diaspora, qui cherchent des pistes de financement adaptées à des projets jugés viables sur le plan économique. L’accent mis sur les jeunes et les femmes entrepreneurs traduit une volonté d’élargir l’accès au crédit au-delà des acteurs économiques déjà installés, et la participation du FPI à l’actionnariat constitue une option de financement complémentaire aux prêts classiques, pouvant intéresser des porteurs de projets ne disposant pas de garanties suffisantes pour un crédit traditionnel.
Une reconnaissance pour l’engagement congolais
À la clôture de la conférence de Bruxelles, des prix et des certificats ont été décernés aux personnalités ayant contribué à la coopération économique entre l’Europe et l’Afrique. Selon l’ACP, un certificat a ainsi été remis à Vicky Katumwa, présidente du Conseil d’administration du Fonds de Promotion de l’Industrie, ainsi qu’à Hervé-Claude Batukonke, directeur général du FPI. Cette distinction a été présentée comme une reconnaissance de leur engagement en faveur de l’industrialisation et du développement intégral du continent africain.
Cette double récompense, décernée à la tête institutionnelle et à la direction exécutive du FPI, met en lumière le rôle de cette institution dans la stratégie de développement industriel portée par la RDC sur la scène internationale, à travers des évènements comme ce forum Europe-Afrique.
Ce que cela signifie pour la diaspora et les investisseurs
Pour les membres de la diaspora congolaise et africaine établis en Europe, ce type de forum constitue une occasion de s’informer directement auprès des institutions publiques sur les mécanismes d’accompagnement existants pour investir au pays. Le discours tenu à Bruxelles rappelle en particulier que le FPI dispose d’outils de financement spécifiques, y compris pour les projets portés par des jeunes et des femmes, et qu’il peut également intervenir en tant qu’actionnaire aux côtés d’un porteur de projet.
Il convient toutefois, pour tout investisseur, de se rapprocher directement des institutions concernées, telles que le Fonds de promotion de l’industrie, afin de connaître précisément les conditions d’éligibilité, les secteurs prioritaires et les modalités de financement, avant d’engager tout projet. Aucun montant de financement ni taux d’intérêt précis n’ayant été communiqué dans le cadre de cette intervention, les porteurs de projets intéressés sont invités à solliciter des informations détaillées auprès du FPI lui-même.
Conclusion
Le message porté à Bruxelles par le directeur général du Fonds de promotion de l’industrie illustre la volonté de la RDC de se présenter comme une destination d’investissement ouverte, au-delà de son image traditionnellement associée aux seules ressources minières. Entre discours d’attractivité et outils de financement concrets destinés notamment aux jeunes et aux femmes, ce forum Europe-Afrique constitue un jalon dans la stratégie de communication économique du pays à l’international.
Pour suivre l’actualité économique de la RDC et des autres pays africains, rendez-vous sur servafrica.fr.
Sources
ServAfrica – Comprendre l’Afrique. Agir avec confiance.