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ASKY HCR : un accord pour l’emploi et la formation des réfugiés en Afrique de l’Ouest et du Centre
EMPLOI AFRIQUE

ASKY HCR : un accord pour l’emploi et la formation des réfugiés en Afrique de l’Ouest et du Centre

06.10.2026

ASKY HCR : c’est le nom que l’on peut donner au nouvel accord signé entre la compagnie aérienne ouest-africaine ASKY et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les deux parties ont annoncé la conclusion de ce partenariat destiné à faciliter l’accès des réfugiés à la formation, à l’emploi et à l’entrepreneuriat en Afrique de l’Ouest et du Centre. Un geste concret, à un moment où le nombre de personnes déplacées de force dans la région reste élevé.

ASKY HCR : le contenu de l’accord

Selon les informations communiquées, l’accord entre ASKY et le HCR prévoit plusieurs volets. Il s’agit notamment de proposer des formations techniques, des bourses d’études, des stages ainsi que des parcours d’insertion dans le secteur de l’aviation. ASKY a également indiqué qu’elle étudiera la possibilité de recruter certains réfugiés au sein de ses effectifs. L’objectif affiché est de donner aux personnes réfugiées des outils concrets pour accéder durablement au marché du travail, plutôt que de se limiter à une aide ponctuelle.

Cette approche s’inscrit dans une logique plus large portée par le HCR : au-delà de la protection et de l’assistance d’urgence, l’agence onusienne cherche de plus en plus à associer le secteur privé à l’insertion économique des populations déplacées. Une compagnie aérienne régionale comme ASKY, présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dispose d’un réseau et de métiers variés, de la maintenance à l’exploitation en passant par les fonctions commerciales et administratives, qui peuvent offrir des débouchés concrets.

Un contexte marqué par un nombre élevé de réfugiés dans la région

D’après le HCR, plus de 4 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile vivaient dans la région au moment de l’annonce de cet accord. Ce chiffre, cité par l’agence onusienne, rappelle l’ampleur des déplacements forcés en Afrique de l’Ouest et du Centre, liés notamment aux crises sécuritaires et aux conflits qui touchent plusieurs pays de la zone.

Pour le HCR, l’accès aux compétences, aux marchés et à un travail décent devient décisif lorsque l’exil se prolonge. De nombreuses situations de déplacement durent en effet plusieurs années, voire plusieurs décennies, transformant une crise initialement perçue comme temporaire en une réalité durable pour les personnes concernées. Dans ce contexte, l’insertion professionnelle apparaît comme un levier essentiel pour permettre aux réfugiés de retrouver une autonomie économique et de contribuer à l’activité des pays qui les accueillent.

Les signataires de l’accord

L’accord a été signé par Abdouraouf Gnon Konde, directeur régional du HCR, et Esayas Hailu, directeur général d’ASKY. Cette signature marque un engagement formel des deux organisations à mettre en œuvre les dispositifs annoncés : formations, bourses, stages et parcours d’insertion dans l’aviation, ainsi que l’étude de pistes de recrutement.

Pourquoi ce type de partenariat compte

Les accords entre agences des Nations unies et entreprises privées se multiplient dans plusieurs secteurs économiques africains, mais ils restent encore peu nombreux dans le domaine de l’aviation. Or ce secteur emploie une large diversité de profils : techniciens de maintenance, personnel navigant, agents au sol, personnel administratif et commercial. Offrir à des réfugiés des formations techniques ou des bourses d’études dans ce domaine peut ouvrir des perspectives de carrière qui dépassent le seul cadre de l’aide humanitaire classique.

Pour les populations réfugiées elles-mêmes, ce type de dispositif peut représenter une opportunité de sortir de la dépendance à l’assistance et de construire un projet professionnel à moyen et long terme. Pour les pays d’accueil, l’insertion économique des réfugiés contribue également à limiter les tensions sociales parfois associées à la présence prolongée de populations déplacées, en favorisant leur participation à l’économie locale plutôt que leur seule prise en charge.

Ce que cet accord signifie concrètement pour les réfugiés concernés

Si les modalités précises de mise en œuvre, calendrier, nombre de bénéficiaires, critères d’éligibilité, n’ont pas été détaillées dans l’annonce, plusieurs axes se dessinent déjà. D’abord, un volet formation, avec des formations techniques destinées à renforcer l’employabilité des réfugiés. Ensuite, un volet éducatif, via des bourses d’études qui peuvent permettre à des jeunes réfugiés de poursuivre un cursus qualifiant. Un volet d’insertion professionnelle, à travers des stages et des parcours dédiés au sein du secteur aéronautique. Enfin, une piste de recrutement direct, ASKY ayant indiqué qu’elle étudiera la possibilité d’employer certains réfugiés au sein de ses équipes.

Pour les personnes réfugiées intéressées par ce type de dispositif, la démarche habituelle consiste à se rapprocher des bureaux du HCR présents dans leur pays de résidence, qui relaient généralement les opportunités de formation, de bourses ou d’insertion professionnelle issues de ce type de partenariat avec le secteur privé. Les modalités précises d’accès aux programmes annoncés par ASKY et le HCR devraient être communiquées par les deux organisations dans les mois suivant la signature de l’accord.

Ce qu’il faut retenir de cet accord ASKY HCR

En signant cet accord, ASKY et le HCR affichent une volonté commune de dépasser l’assistance d’urgence pour construire des solutions durables d’insertion économique au bénéfice des réfugiés d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Avec plus de 4 millions de réfugiés et de demandeurs d’asile recensés par le HCR dans la région, l’enjeu de l’accès à la formation, à l’emploi et à l’entrepreneuriat dépasse le cadre d’une seule entreprise : il s’agit d’un défi structurel pour l’ensemble des acteurs économiques et institutionnels de la région. Cet accord entre une compagnie aérienne régionale et une agence des Nations unies pourrait, s’il est suivi d’effets concrets, servir d’exemple à d’autres entreprises africaines désireuses de contribuer à l’insertion des populations déplacées.

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Sources

ServAfrica – Comprendre l’Afrique. Agir avec confiance.

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