Ce que l'on sait
Le haoussa appartient à la famille afro-asiatique et au groupe des langues tchadiques, dont il est de loin la langue la plus parlée. Il est la langue première de la majorité de la population dans le nord-ouest du Nigeria et le sud du Niger.
Il sert aussi de langue véhiculaire dans une aire beaucoup plus large : une grande moitié nord du Nigeria, le sud du Niger, et des communautés dans de nombreuses villes d'Afrique de l'Ouest et centrale, jusqu'à Dakar, Abidjan, Bamako ou Brazzaville. De grandes radios internationales diffusent des programmes en haoussa.
Le premier texte connu en haoussa, écrit en ajami, date du XVIIe siècle : le Riwayar Annabi Musa, de l'érudit Abd Allah Suka, installé à Kano. Au début du XIXe siècle, la classe dirigeante de l'empire de Sokoto adopte le haoussa : Ousman dan Fodio, son frère Abdullahi et sa fille Nana Asma'u écrivent dans cette langue.
À partir de 1902, l'administration coloniale britannique impose l'alphabet latin, appelé boko. Une littérature en boko (théâtre, contes, romans, poésie) se développe dès l'entre-deux-guerres. Aujourd'hui, les deux écritures coexistent : l'ajami figure encore sur les billets de banque nigérians, tandis que le boko domine sur internet.
Ce que les sources discutent
Les estimations du nombre de locuteurs varient beaucoup d'une source à l'autre.
Les nombres de locuteurs sont des estimations qui varient fortement selon les sources ; ceux indiqués ici reprennent les chiffres cités par la source, à titre de repère.
Héritage
Le haoussa est une des grandes langues de l'Afrique de l'Ouest, enseignée dans des universités d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord. Son double système d'écriture témoigne d'une longue tradition lettrée antérieure à la colonisation.
À retenir
- Le haoussa est une langue tchadique.
- Il est surtout parlé au Nigeria et au Niger.
- Son premier texte connu date du XVIIe siècle.
- Il s'écrit en ajami et en boko.
- L'empire de Sokoto l'adopte au début du XIXe siècle.